COLLOQUES / ATELIERS / JOURNEES D'ETUDE

 


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24 et 25 novembre 2011
Grand Amphithéâtre des Savoirs
Université Lumière Lyon 2

Colloque  de l’AFA et du CREA

L’anthropologie au temps du numérique 
Objets, pratiques et éthique

Programme

Dans le prolongement de l’atelier organisé à Paris le 18 novembre 2010 consacré à l’anthropologie du numérique, l’AFA et le CREA s’associent pour examiner les implications et répercussions méthodologiques, épistémologiques, éthiques et théoriques engendrées sur l’ensemble de la chaîne de production du savoir lorsque le terrain s’inscrit, pour tout ou en partie, sur un support numérique ou quant il se mène, dans un ou des espaces géographiques , eux-mêmes en prise avec les enjeux que dessinent les technologies du numérique.
Depuis plusieurs années déjà, nombre de colloques et de séminaires abordent les technologies numériques soit en fonction de leurs capacités de stockage (archives, numérisation des sources…), soit comme un support de communication, mais ne considèrent que fort rarement l’ensemble des enchaînements induits lors de la réalisation d’enquêtes anthropologiques. Se pose ainsi la question des fonctions et des usages du numérique qui peut  être envisagé comme un média s’inscrivant dans un réseau communicationnel de plus en plus étendu et comme un support à  de nouvelles interactions  relationnelles.  Tour à tour ou simultanément réception d’informations, production de ressources, consommation de contenus et/ou utilisation de dispositifs technologiques, les usages des mondes numériques témoignent d’une plasticité qui oblige l’anthropologue à adapter ses habitudes disciplinaires et à reformuler ses positionnements éthiques.
Comment, au temps du numérique, choisir un  terrain, le délimiter, conduire une observation ethnographique précise en faisant preuve d’imagination méthodologique, rendre compte des données collectées, les mettre en forme, les analyser et enfin les diffuser  dans des supports à l’ancienne ( ouvrages ou revues au tirage très limité et au lectorat plus ou moins restreint) en sachant qu’aujourd’hui elles ne tarderont pas à apparaître sur le net et à être commentées par un public beaucoup plus large ?
Toutes les sociétés sont confrontées à des flux migratoires importants, à des recompositions et à des reconfigurations sociales à un niveau individuel ou familial qui entraînent l’utilisation croissante de ces outils et modes de communication liés à la mobilité. Cette évolution rapide touche tous les pays, quel que soit leur niveau d’équipement, et conduit à de nouvelles manières de penser, de mener et de valoriser un terrain de recherches. Elle suscite d'autres formes d'engagement, tant lors de la collecte qu’au moment de la restitution et de la publication des données (communications, articles, livres,  films ou expositions d’objets). Reste à savoir comment enseigner cette anthropologie au temps du numérique aux étudiants dont la tâche semble être plus complexe que celle de leurs aînés mais  qui peut aussi, peut-être, conduire à un engagement plus responsable par rapport aux populations et aux territoires ethnographiés.
 Penser l’articulation entre les terrains d’aujourd’hui (de nature exclusivement numérique ou en partie numérique) et l’éthique de la recherche revient ainsi à soulever au moins  trois ensembles de questions :

Quelles sont les spécificités des objets de cette anthropologie au temps du numérique ?   Quels en sont les enjeux théoriques et conceptuels ? Quel sens attribuer à des notions telles que « virtualité », « cyberculture », « univers numérique » face aux « monde autre », « espace parallèle » et autres « univers en double » explorés depuis longtemps dans les travaux sur la mythologie,  le conte, le chamanisme ou la sorcellerie ?

Comment l’utilisation des technologies de l’information et de la communication sur des espaces ethnographiés « en direct » et la réalisation de terrains numériques participent-elles à la reconfiguration de la pratique du terrain ethnographique et à l’invention de méthodologies différentes pour la recherche ethnologique ? Toute recherche ethnographique conduite aujourd’hui ne passe-t-elle pas, dès sa conception, par l’étape du  numérique ?

Dans quelle mesure l’instauration de nouvelles formes de rapports induits par les technologies dédiées à l’information et à la communication oblige-t-elle à poser d’une manière neuve la question de la nature des liens établis entre les chercheurs, acteurs, groupes sociaux et territoires qu’il étudie ? Un statut particulier et une éthique spécifique sont-ils à assigner aux « ethnographies virtuelles » ou « digitales » ?

 

Les communications, en français ou en anglais, d’une durée de 20 minutes, utiliseront les TIC pour expérimenter de nouvelles formes de mise en commun.
Les propositions de communication (3000 signes) sont à envoyer à anthroponum_AT_ivry.cnrs.fr, au plus tard le 31 mars.
La version définitive de l’intervention sera attendue pour le 1er octobre.

Comité d’organisation :
Alice Atérianus, Laurent Bazin, Julien Bondaz, Etienne Bourel, Michèle Cros, Marie-Pierre Gibert, Axel Guïoux, Julie Peghini & Nadine Wanono.

Comité scientifique 

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21-24 septembre 2011
EHESS
105 boulevard Raspail
75006 Paris

1er congrès de l'AFEA

Connaissance No(s) Limit(es)

Programme

L'AFA sera présente à la table ronde Éditions et anthropologie
Vendredi 23 septembre 14h00 - 16h00 Salle 3
S. Chevalier, V. Manceron (coord.) avec les participations des responsables des revues : Cahiers d’ethnomusicologie, Cahiers d’études africaines, Ethnologie Française, Ethnographiques.org, Gradhiva, Genèses, Journal des Anthropologues, Journal de la société des Océanistes, Revues.org, Terrain.

L'AFA organise l'atelier L'anthropologie est politique
Vendredi 23 septembre 2011

9h - 10h30 : (Atelier 28 - session 1 - Salle 8)
Laurent Bazin, Judith Hayem, Barbara Casciarri, « Introduction à l’atelier : l’anthropologie est politique » / Martin Mourre, « Entre histoire coloniale et anthropologie, quelle posture de recherche sur le terrain ? » / Clélia Gasquet, « Quel positionnement du chercheur devant les mécanismes de domination observés ? »

10h35-12h05 : (Atelier 28 - session 2 - Salle 8)
Catherine Hass, « Le maintien du nom de guerre aujourd’hui : un enjeu pour l’anthropologie politique contemporaine » / Yves Lacascade, « On était des Arabes dans des cités perdues… » / David Puaud, « Les usages de la connaissance anthropologique en travail social »

12h10 - 13h40 : (Atelier 28 - session 3 - Salle 8)
Marianne Hérard, « Enquête dans le cadre d’un projet de relogement pérenne de Roms à Saint-Denis » / Alexis Martig, « Terrain politisé : quelle(s) implication(s) pour quelle(s) connaissance(s) ? »

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17-18 septembre 2011
Université de Nantes

Colloque international en sociologie, ethnologie, histoire

XXVe Atelier Européen d’études comparées du Réseau FER-Eurethno du Conseil de l’Europe

Appel à communication

Jeux collectifs et revitalisation des traditions en Europe : pour une approche comparative des modes d’engagement corporel

Le XXVe Atelier d’études comparées du réseau FER-Eurethno du Conseil de l’Europe aura lieu les 17-18 septembre 2011 à l’Université de Nantes sur le thème « Jeux collectifs et revitalisation des traditions en Europe : pour une approche comparative des modes d’engagement corporel ». Ce colloque qui aura lieu à l’UFR STAPS et sur le domaine sportif de l’Université de Nantes (SUAPS) sera ouvert au grand public. Il est co-organisé par le réseau FER-Eurethno du Conseil de l’Europe (CRISES – EA 4424), le Centre nantais de sociologie (CENS – EA 3260), la Confédération des jeux et sports traditionnels de Bretagne (FALSAB) et la Fédération des amicales boulistes nantaises (FABN), avec l’appui de l’Association Française des Anthropologues (AFA) et de la Société d’Ethnologie Française (SEF).

La manifestation comprendra un ensemble de conférences et une partie destinée à la découverte par la pratique des jeux traditionnels.

Le colloque souhaite interroger les évolutions et l’institutionnalisation des jeux collectifs organisés à l’occasion des rituels festifs traditionnels en Europe, dans une perspective à la fois ethnographique, historiographique et comparative. Pour ce faire, il entend tirer profit des interrogations plus fondamentales de l’histoire et de l’anthropologie concernant les dynamiques de la revitalisation des traditions dans les sociétés contemporaines et les transformations culturelles des pratiques corporelles populaires. Il s’agit donc de remettre en question les schémas évolutionnistes trop souvent associés à l’histoire du passage des jeux aux sports, afin de montrer l’originalité des pratiques ludiques actuelles.

En confrontant des matériaux ethnographiques venus de plusieurs pays d’Europe, le colloque entend étudier comment des pratiques anciennes ont été transformées et réappropriées au présent, et comment le système sportif institutionnel a contribué à les influencer et à les remodeler. Mais il conviendra aussi d’interroger les dimensions multiples de l’engagement corporel des joueurs ainsi que l’impact des pratiques ludiques dans la construction des liens sociaux à l’échelle locale (village, quartier, région, etc.). Il s’agira par exemple de comprendre en quoi l’évolution historique des modes d’encadrement sportifs influence l’engagement corporel des différentes classes d’acteurs sociaux impliquées dans le maintien ou la revitalisation des jeux collectifs. L’analyse pourra concerner à la fois les techniques du corps mobilisées et les relations sociopolitiques mises en jeu par les différentes pratiques observées.

Des contributions sont attendues sur différents cas de jeux traditionnels européens et sur les processus sociaux qui accompagnent leur réinvention, leur revitalisation ou leur patrimonialisation à l’époque contemporaine. Les cinq axes suivants pourront être privilégiés :

- Etudes de cas concernant les activités physiques traditionnelles, les saisons des jeux, les compétitions et les rivalités coutumières dans les rites européens et leurs transformations,
- Rapports entre jeux collectifs et conflits d’identités de quartiers,
- Revitalisations et repropositions de jeux traditionnels pour des touristes dans une perspective de développement local, projets de patrimonialisation,
- Rôle des jeux dans l’éducation et dans la construction des représentations collectives ou individuelles de soi, différences entre jeux masculins et féminins dans des logiques d’initiation,
- Etudes terminologiques concernant le mot « jouer » dans les langues européennes.

Le colloque s’inscrit à la fois dans le programme scientifique du réseau FER-Eurethno concernant les représentations du temps, les fêtes, les rites et les mythes en Europe (CRISES – EA 4424) et dans les activités de l’axe « Santé, Corps et Sport » du Centre nantais de sociologie (CENS – EA 3260). Il comprendra une partie analytique (conférences et tables rondes) et une partie destinée à la découverte par la pratique des jeux traditionnels, avec les acteurs partenaires du projet.

Les communications utiliseront la langue française. Les actes seront publiés par les organisateurs français.

Les personnes souhaitant proposer une communication scientifique au colloque sont priées de répondre rapidement, AVANT LE 1e MARS 2011. Pour cela, ils devront envoyer par e-mail, par la poste ou par fax aux secrétariats d’Eurethno et du colloque :

- le titre de leur communication.
- un résumé exposant le thème principal, terrain, problématique (1 à 2 pages).
- leur nom et leur affiliation institutionnelle.

Seules les communications présentant un lien étroit avec le thème du colloque pourront être retenues. Le pré-programme définitif sera établi au mois de mai 2011. Les frais de transport, d’hébergement et d’inscription des participants seront à la charge des intéressés. L’inscription des intervenants au colloque, comprenant certains repas, la participation aux frais de gestion et l’accès aux animations prévues, est fixée à 80 Euros (tarif réduit : 50 Euros).

Les participants devront envoyer aux organisateurs leur communication en langue française avant le 1e juin 2011 (10 pages) en vue de la publication des actes.

Secrétariat / Organisation :

Laurent Sébastien FOURNIER
UFR STAPS
25bis Bd Guy-Mollet – BP 72206
F-44322 Nantes cedex 3

Tel : 02 51 83 72 36
Fax : 02 51 83 72 10
e-mail : laurent.fournier_AT_univ-nantes.fr
(Protection contre les spams, remplacer _AT_ par @)


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Lundi 13 décembre 10h-12h30
Université Lille 1 - Bât. SH2
Salle du conseil (1er étage)
M°1, station Cité Scientifque

L’excellence sportive au prisme de la globalisation
Organisé en collaboration avec le CLERSÉ

Programme

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Jeudi 18 novembre 2010 à 9h30
Le Cube, centre de création numérique
20 cours Saint-Vincent
92130 Issy Les Moulineaux

Atelier consacré à l’anthropologie du numérique

Programme

 

Les technologies numériques occupent une place de plus en plus importante dans nos sociétés d’autant que leurs usages interviennent dans de multiples secteurs : économique, médical, culturel, politique, affectif, ludique, sportif, spirituel et sexuel… Face à l’emprise sur la vie sociale de ce qui était perçu initialement comme une simple technologie, l’AFA souhaite introduire une réflexion sur les diverses modalités de construction et de déconstruction du champ social par la médiation de ces outils numériques et de ces structures techniques. 
L’atelier appréhendera la spécificité des technologies numériques dans les configurations sociales qu’elles engendrent et les transformations induites par ces technologies dans les modes de  communication, de transmission  et de mémorisation. En effet, les capacités prothétiques de ces nouveaux outils prolongent, réparent, accompagnent ou amplifient nos facultés d’action et nos perceptions.
Les technologies numériques et le langage de programmation informatique ouvrent aux sciences sociales des champs d’études inédits, qui impliquent de nouveaux outils de conceptualisation et de représentation. La numérisation des données, la modélisation des connaissances, la production de nouveaux espaces influent sur l’ensemble de nos concepts et de nos référents épistémologiques.
De plus en plus fréquemment, nos terrains s’inscrivent dans ces nouveaux réseaux sociaux, ces communautés virtuelles, ou encore ces moteurs sémantiques. Cet entrelacement de médiations numériques, au sein des pratiques les plus quotidiennes dans les espaces sociaux et géographiques les plus divers, interpelle l’anthropologie et appelle une approche interdisciplinaire.
Par la rencontre avec des spécialistes, l’AFA souhaite introduire des pistes de réflexion qui permettront de saisir l’importance du numérique pour les sciences sociales. La journée est accueillie par Le Cube, centre de création numérique, lieu de référence dans ce domaine et unique sur la scène culturelle française. Elle permettra d’envisager cette réflexion en collaboration avec des acteurs du numérique et de dépasser la discussion académique.

Lieu : Le Cube, centre de création numérique
20 cours Saint-Vincent
92130 Issy Les Moulineaux
http://www.lecube.com/

- Le TRAM T2 vous dépose au pied du Cube !
Depuis le métro 12 “Porte de Versailles” ou 1 “La Défense”, prenez le T2 et descendez à la station “Les Moulineaux”. Le Cube se trouve dans la rue en face de la sortie 2.
- RER C : Station “Issy” - sortie "Allée des Carrières", puis à gauche dans l'avenue de Verdun jusqu'au Cours Saint-Vincent

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Vendredi 25 juin 2010 à 19h
Commune libre d'Aligre
3 rue d’Aligre, Parie 12e

Conférence et repas annuel AFA
"Rémanences graphiques. Permanence du graffiti. Approche archéo-anthropologique"
présentée par Karima Younsi (CEAf, EHESS) et Jacob Durieux (CEMAf, Paris I)

 

Dans le cadre des conférences et projections publiques au café associatif de la Commune libre d'Aligre, l'Association française des anthropologues vous propose une conférence visuelle "Rémanences graphiques. Permanence du graffiti. Approche archéo-anthropologique".
Cette conférence sera suivie d'un repas à 20h30 organisé par le café (menu 8 euros environ) et qui accueillera les agapes annuelles de l'AFA avec le public de la conférence et les camarades d'Aligre.

Programme de juin du café associatif

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12-13 novembre 2009
à Lille/Villeneuve d'Ascq

Amphithéâtre de l'Espace culture,
Université Lille 1
M° 1, station Cité Scientifique

Postures assignées, postures revendiquées : Face aux bouleversements politiques et institutionnels, comment pratiquer nos terrains aujourd'hui ?
Colloque organisé par l'Association Française des Anthropologues

Programme

 

Cet appel à communications s'adresse aussi bien aux professionnels de terrain et praticiens de secteurs divers d'intervention, qu'à des chercheurs en anthropologie et autres disciplines des sciences sociales. Il a pour objectif d'examiner, dans une perspective de coproduction des savoirs et des analyses, les postures que les chercheurs et/ou les professionnels sont amenés à prendre dans leur pratique, à la fois pour faire face aux changements de leurs institutions, et aux transformations de la société, mais aussi du fait de mobilisations sociales et professionnelles.

Le début de l'année 2009 a été marqué par un nombre important de mobilisations et de manifestations diverses : le mouvement contre la pwofitasyon en Guadeloupe et plus largement aux Antilles, les luttes engagées contre les nombreuses fermetures d'usine et délocalisations, l'opposition à la soi-disant réforme des universités orientée par le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne, etc. Ces mobilisations se déroulent sur fond de crise économique mondiale et d'européanisation ou/et de globalisation des politiques aux nombreuses répercussions locales. Elles affrontent une série de réformes menées tambour battant par le gouvernement dans de nombreux secteurs de la société française : hôpitaux, travail social, psychiatrie, école et université, justice des mineurs… Elles sont à chaque fois traversées par la partition Français/étrangers. Ainsi, on a vu ces mêmes secteurs se mobiliser, souvent sur la longue durée : plus de 5 semaines de grève générale en Guadeloupe, plus de 8 semaines de grève dans les universités.
Pour faire face aux réformes, les acteurs de ces mouvements ont également produit des analyses singulières de ce qui était en jeu pour eux dans cette période politique et mis en œuvre de nouvelles pratiques sur leurs « terrains » respectifs. Par terrain on désigne ici, et de manière volontairement polysémique, tant le terrain d'étude des chercheurs, que celui de la pratique pour les professionnels ou encore le terrain militant des mobilisations (par exemple, la Guadeloupe, territoire singulier revendiquant une historicité spécifique dans la grève générale). Les réformes en cours tout comme les mobilisations de 2009 interrogent, bouleversent, reconfigurent les postures assignées par les institutions et les postures revendiquées qu'adoptent les praticiens et les chercheurs. Elles exigent de mettre en débat et de renouveler les catégories utilisées pour penser la société et la réalité sociale des activités professionnelles et de recherche.
C'est à l'examen de ces postures qu'ouvre ce colloque.

Postures assignées et revendiquées face aux transformations du terrain
On analysera ces moments où, pour des professionnels, le terrain d'action ou d'intervention change, se transforme (brutalement : une loi, lentement : l'emprise gestionnaire induite par la puissance publique ou plus lentement encore : les transformations familiales) et produit de nouveaux rapports sociaux dans les institutions et avec leurs « usagers ». Ainsi avec la loi de 2002, les lois suivantes et leurs décrets d'application le travail social, mais aussi médical, en particulier la psychiatrie, sont profondément bousculés. Mais les universitaires ne le sont pas moins par les nouvelles contraintes imposées par la loi Libertés et Responsabilités des Universités (LRU). Dans cette période de flottement, de nouvelles postures sont assignées par l'État ou les institutions, mais de nouvelles postures revendiquées se font également jour. On cherchera à comprendre comment la contingence de la loi, par exemple, produit des paradoxes qui obligent à des écarts, des résistances, des évitements, pour continuer à travailler.
Qu'en est-il des nouvelles règles d'intervention collective sur les terrains ? Comment s'articulent les nouveaux partenariats imposés comme mode d'action public ? Ainsi, dans le travail social, il existe une tension forte entre la posture individuelle intériorisée et la posture collective, plus ou moins difficile à mettre en œuvre. Symétriquement, les canons scientifiques rigides que voudraient imposer aux chercheurs les modalités d'évaluation et de financement de la recherche provoquent des stratégies individuelles et collectives de résistance ou de collaboration qui vont au-delà des postures revendiquées ou des postures de fait. Que signifient ces figures imposées ? Comment s'organisent les résistances à cette imposition ? Et quand il y a mobilisations, dans quelle mesure inventent-elles des formes organisationnelles nouvelles ou de nouveaux répertoires d'action ? Enfin, comment se définit la réflexivité (collective et/ou individuelle) de ces changements et de ces inventions ?

Transformation des terrains et émergences de nouvelles catégories pour les appréhender
Comment penser un terrain lorsqu'il est sous pression, en train d'être bouleversé ? Comment se penser soi-même sur le terrain ? Quels sont les outils, les procédures, les dispositifs pour intervenir sur son propre champ d'intervention où de recherche ? Quels sont les modalités et les moyens par lesquels on intervient dans des circonstances mouvantes, forçant à la transformation et la création de nouveaux paradigmes ? Autant de questions à nourrir sur la base d'expériences, d'éléments de terrains et d'analyses personnelles avec un intérêt soutenu pour les questions de temporalité : quand commence la nouveauté d'un moment et où s'arrête-t-elle ? Est-elle bornée par les lois qui assignent ou par notre propre subjectivité revendiquée ?
Il s'agit ici de comprendre les distorsions existantes entre nos boîtes à outils théoriques et la réalité du terrain, non seulement au plan des recherches scientifiques mais aussi dans les pratiques professionnelles. D'autre part, où sont les limites de nos terrains ? Qu'est-ce qui en forme les lisières et les bordures ? Qu'est-ce qui, pour les scientifiques, mais aussi les professionnels fait office de Talvera, cette partie limitrophe du champ (du terrain) qui reste non cultivée mais permet aux machines agricoles de faire demi-tour afin de poursuivre le travail dans le champ - cet espace qui n'est ni productif ni inventif, mais n'en demeure pas moins la condition indispensable de la production, la germination, la récolte ?
En résistance à l'imposition socio institutionnelle de postures centrées sur des spécialités de plus en plus pointues et contre la fragmentation professionnelle des regards analytiques qui ne permettent pas de relier les différents points de vue, il s'agit ici de montrer ce qui les rapproche de manière souterraine, mais fondamentale.

Comité d'organisation : Laurent Bazin, Bernard Eme, Judith Hayem, Jacques Lemière, Marie-Christine Leurs
Les propositions de communication d'une page et demi maximum sont à adresser avant le 30 juin 2009.
Le texte des communications, de 15 000 à 40 000 signes, devront être envoyés avant le 15 octobre 2009.
Renseignements et envoi des propositions : afa_AT_msh-paris.fr
(Protection contre les spams, remplacer _AT_ par @)

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